NUCLÉAIRE : UNE BOMBE A RETARDEMENT ET UN ARGUMENT ÉCOLO MACRONISTE…3 min

Les mensonges sont grands autour du nucléaire. Fausse indépendance énergétique française basée sur les pillages d’uranium en Afrique, institution construite sous tutelle des brevets américains de la firme Westinghouse, faisant de la France le pigeon des américains, voire l’éboueur expérimental de l’énergie atomique prêt à irradier sa population. C’est le parfait exemple d’une écologie macroniste ! Désastreuse, dépendante d’intérêts véreux et pourtant très orgueilleuse. Un chauvinisme très très mal placé le nucléaire…

Aujourd’hui en France, ce lobby puissant tente d’imposer sa poubelle nucléaire à Bure dans la Meuse. Une poubelle qui signifierait la validation et la prolifération d’une véritable bombe à retardement et que l’ingénierie ne sait même pas démanteler, mais dont on sait qu’un jour comme à Fukushima ou Tchernobyl elle nous pétera à la gueule.

La poubelle nucléaire de Bure cela fait depuis les année 90 que son projet existe. Pour s’imposer, l’Andra (L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) a tout simplement sorti le chéquier pour acheter les consciences. Rénovation des trottoirs, nouveaux lampadaires, promotion des filières nucléaires dans les écoles environnantes. Autant de cadeaux qui ont séduit les maires peu scrupuleux, à la vision à court terme et plus avides de relations de notables que de préservation de l’environnement.

C’est le bois Lejuc qui a été désigné comme cible pour les forages à 500 mètres de profondeur afin d’enfouir les déchets. Depuis des années les militants anti-nucléaire et les simples personnes de bon sens défendent cette forêt. En 2016 la forêt est occupée, création de cabanes et installation d’un réseaux de lieux de vie viennent renforcer et donner sens à la maison de la Résistance, située à coté dans le village de Bure. Achetée quelques années auparavant par le réseau Sortir du nucléaire pour l’usage de la lutte, c’est un véritable lieu de passage et d’accueil. La lutte s’y est fortement organisée à partir de là avant de subir un harcèlement policier particulièrement intense. Là-bas la Gendarmerie travaille main dans la main avec le lobby du nucléaire afin de polluer et d’irradier une population sous prétexte de l’ordre public.

Pour autant la lutte est loin d’être finie, le nucléaire personne n’en veut chez lui et ailleurs c’est toujours chez quelqu’un d’autre ! Alors comme à Plogoff (mobilisation populaire qui a fait échouer un projet de centrale) il est encore temps de mobiliser les habitants et tous les soutiens pour faire tomber ce projet. L’année passée a été une année blanche, une phase dite administrative destinée à endormir la résistance. Mais maintenant que le Déclaration d’Utilité Publique pourrait être déposée avant fin 2019 il est temps de revenir à la charge !

Le week end du 27, 28, 29 septembre, se tiendra à Nancy « Vent de Bure », une grande mobilisation contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires, au programme : Bal, Ateliers, Manif. Une occasion pour aller à la rencontre de ce qu’il se passe là bas si vous n’y avez jamais mis les pieds ou si vous voulez y retourner. Concert vendredi soir et Manif le lendemain à Nancy (cour Leopold) la plus grande ville à coté de Bure. La matinée commencera dès 10H avec un grande assemblée des luttes Grand Est.

Événement Facebook

Page de la résistance : Bure à cuire

Site : https://ventdebure.com/

C’est l’occasion aussi de présenter cette longue interview fouillée de Lundi matin consacrée au nucléaire pour en apprendre beaucoup plus sur sa triste histoire et les luttes qui s’y sont opposées.